Madagascar

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Nouveaux horizons à „Mada“

 

 

 

 


L’année dernière, après des mois de dur labeur au travail, il me fallait une pause. Cette pause, je la voulais dépaysante, originale, exotique, tout simplement inoubliable. Après avoir cherché inlassablement sur les forums de tourisme, les guides de voyage et après avoir demandé conseil à toutes mes connaissances/ amis/ famille, j’ai decidé de jeter mon dévolu sur Madagascar. Effectivement, je voulais à la fois une destination lointaine pour profiter d’un climat plus clément, mais aussi une destination qui convenait aux femmes voyageant seules. J’ai justement découvert que Madagascar se prête bien au tourisme solitaire.

C’est donc pleine d’espoirs et la tête déjà ailleurs que j’ai décollé de l’aéroport Charles de Gaulle pour la capitale Tananarive. J’avais trois semaines devant moi pour jouir pleinement de mon repos bien mérité. J’avais bien organisé mon séjour, je connaissais déjà les sites que j’allais visiter et ne laissais que peu de place à l’improvisation. La première étape était donc la visite de la capitale puis la région autour appelée les Terres Centrales.

Tananarive est une des capitale les plus pittoresques du monde. Je m’attendais à une immense métropole agitée, sale et sans grand intérêt, j’ai été très agrèablement surprise. La vieille ville est tout simplement étourdissante, ces églises en pierre de taille, ces anciennes places royales, ces belles demeures rénovées et surtout la vue incroyable qu’elle offre sur la plaine en contrebas lui confèrent un charme tout particulier. En dehors de la vieille ville également, on trouve des endroits tout à fait pittoresques: maisons en brique accrochées aux collines, escaliers, toits colorés…On en oublie presque qu’on se trouve dans une capitale d’un million et demi d’habitants.

Je ne me suis tout de même pas attardée trop longtemps à Tananarive car je préférais découvrir le charme des endroits calmes et sauvages plutôt que l’agitation urbaine. J’ai donc poursuivi mon chemin vers les Terres Centrales où j’ai découvert l’extrême diversité des paysages de “Mada” : collines, vieux volcans, mais également bosquets et rizières en étage.

La visite des collines sacrées (au nombre de 12) m’a particulièrement réjouit, la plus connue d’entre elles Ambohimanga est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Prochaine étapen : Fianarantsao, ville hors norme basée sur trois niveaux. A son sommet, les vieux quartiers typiques classés zone protégée à l’intérêt historique et architectural. J’ai pu me mêler à la population malgache particulièrement à cette occasion car j’ai pris une chambre chez l’habitant. Les gens que j’y ai rencontrés étaient extrêmement chaleureux et très serviables.

Sur la route vers Ambalavao, je me suis arrêtée au col de Vatoavo qui offre une vue splendide sur la plaine d’Ambalavao parsemée de villages, de bosquets et de vignobles.

La ville d’Ambalavao était également une belle surprise, ville d’artisanat, et deuxième marché de zébus de la ville, on y trouve de jolies petites maisons à varangues.

Après toutes ces merveilleux paysages, il me tardait quand même de voir l’océan. Les hautes températures donnaient envie de fraîcheur et je n’aspirais qu’à me baigner dans l’océan Indien. J’ai donc mis cap vers le sud-ouest. En effet, cette région est réputée pour son incroyable univers sous-marin avec une des plus longues barrières coralliennes du monde, et bien entendu des plages de sable fin à perte de vue. La région est aussi connue pour sa vaste végétation luxuriante ainsi qu’une faune particulièrement riche. Le pays entier est d’ailleurs connu pour sa faune et flore exceptionnelles. Son isolement géographique ainsi que la variété des climats et des reliefs ont favorisé son développement. Après avoir exploré les fonds marins et pris une bonne dose de “farniente”, je me suis dirigée vers la ville de Tuléar à la fois connue pour son soleil implacable et pour son penchant pour les festivités. La reputation qu’on lui donne était bien fondée…

C’est à Tuléar que j’ai découvert quelques spécialités malagaches qui ont ravi mes papilles, j’ai pu notamment testé le misao, une recette à base de nouilles, de champignons émincés, de gambas, de viande, de carottes et de haricots. La cuisine malgache puise son originalité par la variété de ses influences (indiennes, arabes, africaines). Les aliments de base sont le riz, le possion, la tomate, les fruits de mer, la coco et le zébu.

A une vingtaine de kilomètres de Tulèar, Anakao, ses plages de rêves et son lagon. Anakao offre l’un des plus beaux sites de plongée du pays.

Dernière étape de ce fabuleux voyage, Morondava, ville historique du royaume Sakalava du Menabe. A Morondova se trouve la très connue Allée des baobabs, le site le plus photographié de tout Madagascar. Non loin de là, le parc National Kirindy Mitea qui représente une zone de transition entre le climat sec et le climat sub-aride du sud. Dans ce parc naturel, on trouve à nouveau un nombre incroyable d’espèces végétales et animales (reptiles, lémuriens, caméléons, insectes) qu’on ne trouve nulle part ailleurs.


Mon périple arrivait à sa fin, il me fallait maintenant regagner “Tana” et rentrer en France. Le but que je m’étais fixé avait pleinement été rempl :: depaysement, repos, nouvelle énergie... Il est évident que trois semaines ne suffisent pas à explorer toutes les richesses que l’île de 1600 kilomètres de long a à offrir. Toutes les régions valent le détour, l’Ouest connu pour son paysage rappelant la savane africaine ou l’Est de l’île, touffu, baigné de fleuves et de rivières et son fameux Canal des Panganales.

Il me faut aussi les découvrir, c’est décidé, j’y retournerai....

 
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