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Bologne, le chef-lieu de la région d’Emilie-Romagne, est une ville universitaire très vivante. L’atmosphère juvénile de gaieté exubérante qui y règne et les vestiges architecturaux et culturels d’une histoire vieille de plus de 2000 ans
créent une symbiose unique. La ville était autrefois et est encore l’un des centres de l’Italie. D’ailleurs, les nombreux surnoms de Bologne en témoignent.
La ville est surnommée « la rossa » (« la rouge »), non seulement à cause des tendances politiques de ses habitants, mais surtout à cause des tuiles rouges. Les toits caractéristiques de la ville de Bologne se marient particulièrement bien avec les tons pastels de couleur terre que revêtent les façades. La structure de la ville reflète particulièrement l’héritage romain. La ville était autrefois arrangée comme un jeu d’échecs, autour du carrefour à la croisée des deux rues principales. Par la suite, six rues qui vont du Nord au Sud et huit qui vont de l’Est à l’Ouest ont divisé Bologne en quartiers qui existent encore à l’heure actuelle. Le Moyen-Âge et le début de l’époque moderne ont façonné le profil architectural qu’a la ville aujourd’hui. Il est difficile de réaliser à quel point Bologne est riche architecturalement et artistiquement parlant. La Piazza Maggiore constitue le centre de la ville, avec sa fontaine de Neptune et la basilique gothique Petronio. En raison de sa taille imposante – la nef centrale fait 20 m de large et 40 m de haut – elle est la cinquième église au monde en termes de taille. Autour de la place, on trouve une rangée de splendides palaces à arcades. Des magasins de tissus et de chaussures de luxe incitent à faire un peu de shopping. La Piazza Santo Stefano est également charmante, avec l’église Santo Stefano et les couvents qui y sont reliés et le mysticisme de ses cloîtres romans. La visite de l’église du Santuario della Madonna di San Luca, lieu de pèlerinage, se fera dans une ambiance particulière. Celle-ci est située au sommet de la « colline gardienne » (Guardia) qui surplombe Bologne. De là, vous aurez une vue magnifique de la vallée du Pô. C’est par un portique de 4 km de long qu’on accède à l’église – c’est le plus long du monde. Bologne est réputée pour ces magnifiques galeries à arcades. Vous en retrouverez partout dans la vieille ville et aurez à votre disposition une longueur totale de 38 km. Les deux tours construites vers 1300, la Torre Garisenda et la Torre degli Asinelli, constituent le symbole de la ville. Celle-ci avait autrefois plus de 180 de ces symboles de réussite sociale appartenant à des familles riches, et c’est la raison pour laquelle Bologne obtint le surnom de « la turrita ».

On appelle également la ville « la dotta » (« la savante ») à cause de sa célèbre université. Les étudiants d’aujourd’hui ne provoquent pas vraiment une atmosphère intellectuelle et savante. Ils sont plutôt responsables pour l’atmosphère vivante et juvénile qui règne dans la ville et pour sa frénétique vie nocturne. Bologne (404 000 habitants) dispose de nombreux cafés, bars et discothèques. Bon nombre d’étudiants passent plus de temps là-bas et dans les magasins de vêtements à la mode que dans les respectables vieux bâtiments de l’université.
Bologne est surnommée « la grassa » (la grasse) à cause de sa cuisine grasse. Mais on cherchera les « spaghetti Bolognese » en vain sur la carte : la ville est bien plus la patrie des Tortellini. Celles-ci sont farcies de viande hachée et servies avec un bouillon de viande (brodo) ou avec de la Sugo Bolognese (faite de viande hachée et de tomates). Ce qui est particulier à la ville Bologne est que la Sugo est préparé à base de Salsiccia écrasée. La mortadelle, cette charcuterie à base de porc, est une autre spécialité de la région.
Peu importe le nom que vous voudrez donner à Bologne une fois sur place : l’atmosphère qui se dégage de la ville et la fascination qu’elle procure séduisent toute personne qui y va ! En revanche, si on est lassé de la ville, on peut conseiller de louer une voiture pour explorer la région. |